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Interview de Steven Long Mitchell et de Graig Van Sickle pour la série Le Caméléon.
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- Écrit par Julien Leconte / 01-09-2013 / @Zhadum59

 Une info sélectionnée par la rédaction du Magazine des Séries. 

INTERVIEW DE STEVEN LONG MITCHELL ET DE GRAIG VAN SICKLE,

CREATEURS DE LA SERIE LE CAMELEON / THE PRENTEDER

Vous avez profité de la San Diego Comic Con de juillet dernier (grand rendez-vous annuel de la TV, du Cinéma et de la BD, riche en annonces) pour annoncer le retour du « Camélon », 12 ans après l’arrêt de la série, dans un premier temps sous forme de romans, puis BD, et enfin en web-série/téléfilm. Qu’est-ce que ça vous a fait de retrouver les fans de la série, repris l’écriture, après autant d’années ?

CVS : Pour nous, ça ne fait pas si longtemps qu’on a retrouvé Jarod, en fait on ne l’a jamais réellement abandonné ! On n’a pas l’impression du tout qu’il s’est passé tant de temps depuis.

SLM : On ne s’est jamais autant amusés, surtout pendant l’écriture. On connait tellement bien les personnages, c’est un peu comme rendre visite à de vieux amis. Le plus fun dans l’écriture est de pouvoir désormais approfondir le passé de chacun des personnages.

 

Parmi ce que vous avez annoncé, un premier roman intitulé « Le Caméléon : Renaissance » (The Pretender : Rebirth), à paraitre en septembre 2013 (d’abord en anglais, la traduction française devrait suivre dans la foulée),  reprendra l’histoire à notre époque, soit près de 10 ans après les révélations du dernier épisode. Un autre de vos projets est de sortir une série de BD qui, elle, s’intéressera davantage aux origines et au passé des personnages.

SLM : Tout à fait, en tout cas pour ce qui est du premier roman. On a modifié juste une chose afin de mieux pouvoir jouer sur la chronologie des évènements, c’est que Jarod n’est plus kidnappé enfant en 1963, mais plutôt vers la fin des années 70. Ce qui permet de retrouver tous les personnages de la série à notre époque, mais avec le même âge qu’ils avaient dans la série, soit entre 30 et 40 ans pour Jarod et Melle Parker. Les BD expliqueront davantage ce décalage, par exemple avec la première qui s’intéressera à l’adolescence de Miss Parker, jusqu’au moment où elle intègre le Centre pour devenir un agent en suivant un programme spécial du Centre.

CVS : On avait hâte de pouvoir amener ce genre de détails sur les personnages, la série ne nous permettait pas vraiment de pouvoir en parler.

SLM : Pouvoir enfin se mettre de Miss Parker est très intéressant, vous verrez, ne serait-ce que pour comprendre sa manière de penser et d’aborder les gens qui l’entourent. Il est certain que la série posait tout un tas de limites, aussi bien financières que par rapport à la durée des épisodes, qui ne nous permettaient pas de rentrer dans les détails. Lorsqu’on a débuté la production de la série, on était un peu dans la même situation que George Lucas quand il a commencé à tourner Star Wars : on avait tout un tas d’idées, dont beaucoup ne pourraient pas rentrer dans le cadre des scénarios d’épisodes. Désormais, avec les romans qui arrivent, nous n’avons plus aucun frein à ce que nous voulons raconter, c’est un vrai soulagement.

 

Pouvez-vous nous rappeler l’origine du « Caméléon », l’idée de base qui vous ont amenés à créer la série ?

SLM : « Le Caméléon » tire son origine de deux influences principales que Craig et moi adorons. La première est le film de Robert Mulligan, « Le roi des imposteurs » (« The great imposter », 1961) dans lequel Tony Curtis incarne un véritable caméléon, un génie capable d’endosser tout un tas de d’identités : détective, médecin… C’était fascinant de découvrir un personnage qui révélait un véritable fantasme que tout le monde a : le pouvoir de devenir celui que l’on désire, de pouvoir incarner n’importe qui. La seconde influence est la série « Le fugitif » de 1963, à ce détail près que l’on imaginait une série qui pourrait non seulement s’intéresser au fugitif, mais également à ses poursuivants. Contrairement à la série  «Le fugitif », nous voulions un schéma moins binaire que celui des « policiers qui veulent attraper l’évadé pour le mettre en prison ». Une histoire qui parlerait des poursuivants, expliquerait leurs motivations à chasser un individu non pas parce que c’est un criminel, mais parce qu’il en sait beaucoup sur eux et qu’il est capable de révéler leur vraie nature – bonne ou mauvaise - car il les connait tous très bien.

 

C’est étonnant que vous ayez comme référence « Le fugitif », car c’est une série qui compte très peu de personnages, et encore moins de personnages réguliers, au contraire du « Caméléon ». Dans « Le Caméléon », même si Jarod est en quelque sorte le « fugitif », il y a constamment beaucoup de personnages autour de lui, chacun avec son aura de mystères, ses motivations propres… aviez-vous imaginé que tous ces autres personnages deviendraient tout aussi importants que votre personnage principal ?

CVS : C’est une question intéressante, car selon moi, l’écriture de ces autres personnages était le plus facile à faire. Lorsque la diffusion du « Caméléon » a commencé, la chaine (NBC) était persuadée que toute l’histoire autour du Centre et de ses employés finirait par passer au second plan. L’épisode pilote (saison 1 épisode 1 : « Le chat et la souris / Pilot ») est réellement centré sur Jarod, ses émotions, ses affects. Or dès le second épisode (saison 1 épisode 2 : « Chaque tableau a son histoire/ every picture tells a story »), nous avons clairement affiché notre envie de développer le côté humain, le relationnel au-delà du personnage de Jarod, et de nous intéresser plus profondément au Centre et à ses personnages. Pour nous, c’était passionnant de créer cela, ça n’a jamais été un problème, et ironiquement, c’est justement cela qui est devenu une des plus grosses parties de la série, et qui a contribué à sa popularité !

SLM : De plus, lorsque ces personnages ont des scènes entre eux, c’est bien souvent en rapport avec Jarod. Mais le plus intéressant est de découvrir que Jarod a eu un impact sur leur vie à tous, qu’il connait des choses sur leur vie qu’eux même ignorent, d’où un côté plus émotionnel et plus dramatique de cette chasse au fugitif. C’est aussi tout cela que l’on explore au travers des flashbacks dans les épisodes : comment se sont construites les relations, comment Jarod en est arrivé à en savoir autant sur eux. La Miss Parker « jeune » et la Miss Parker « agent du Centre » sont deux personnages bien distincts, et on adore ce côté décalé qui pousse à se demander sans cesse « Mais comment est-elle devenue comme ça ? ». Les romans vont enfin pouvoir répondre à ce genre de questions, à combler les blancs.

 

La série abordait régulièrement tout un tas de thèmes assez avant-gardistes pour l’époque, des thèmes assez peu abordés dans d’autres séries, comme le lavage de cerveau (sur des enfants), la torture et les traumatismes psychologiques, le clonage. Comment avez-vous réussi à imposer ce genre d’idées dans une série qui, de prime abord, était déjà très dense ?

SLM : Ça vient du fait qu’à l’époque, Craig et moi on buvait beaucoup et qu’on finissait par avoir des idées totalement farfelues (rires) !

CVS : Plus sérieusement, c’est le clonage qui était l’un des thèmes principaux qui nous tenait à cœur pour l’histoire. L’actualité de l’époque en parlait assez peu. Tous les autres thèmes, comme celui de la médication capable de booster les capacités mentales d’Angelo (saison 2 épisode 21 et 22 : « Patrimoine génétique / Bloodlines ») étaient déjà des sujets d’actualité. De notre côté, on franchissait le pas et on développait l’idée, et la fiction collait au réel, au possible.

SLM : La série parlait globalement de l’identité, de la quête d’identité de Jarod, de la véritable identité de Miss Parker, de qui était réellement Sydney, les jumeaux omniprésents dans la série… Le clonage venait sans cesse alimenter le thème du « Qui suis-je réellement ?».

 

La série s’est arrêtée en 2010. En 2011, avec les attentats du 11 septembre, la vision du monde a été bouleversée. Dans la série, on voit clairement Jarod s’entrainer sur des simulations d’attentats, ou même d’assassinats. Est-ce que ce genre de détails –qui pouvaient être insignifiants à l’époque - va prendre une autre dimension dans les nouvelles histoires que vous développez ?

SLM : Quelque chose me dit que vous avez déjà lu les prochains romans… (rires) !

CVS : Oui, c’est certain. Mais il y a des simulations dont on parle dans les romans et dont vous n’avez encore jamais entendu parler.

SLM : Des évènements tels que ceux du 11 septembre sont difficiles à ignorer dans les histoires d’espionnage, de complots, même fictives. Donc oui, c’est le genre de détails que vous pouvez vous attendre à trouver dans les romans à venir. Ce n’est pas pour autant que la quête d’identité de Jarod est mise de côté. Nous intégrons juste davantage de composantes modernes, actuelles aux histoires, comme les nouvelles technologies, la surveillance globale (Prism, NSA)…

 

Les technologies actuelles, que ce soit avec Internet, les GPS, les caméras omniprésentes, et les plus high-tech comme le programme Prism de la NSA (surveillance globale sur internet) sont autant de technologies qui peuvent vraiment nuire à la cavale de Jarod, désormais. Comment peut-on imaginer que quelqu’un comme lui puisse encore passer inaperçu ?

SLM : C’est une chance que Jarod soit justement celui qui a créé les bases du programme Prism pour la NSA… (rires) ! Du coup, il a pu s’arranger pour que lui seul passe au travers des mailles du filet !

C’est vrai qu’à l’époque de la série, tout était beaucoup plus simple… Cependant, la série faisait déjà la part belle à Internet, aux téléphones portables, ce dont Jarod savait contourner facilement. D’un autre côté, certains aspects de la série sont modernisés, comme les fameux carnets de Jarod. Vous ne serez pas totalement dépaysés !

 

Dans l’univers du Caméléon, y a-t-il un personnage – autre que Jarod, le personnage principal - que vous affectionnez particulièrement ?

SLM : Miss Parker !

CVS : Miss Parker, sans aucun doute.

 

Pourquoi ?

CVS : Pour tout un tas de choses : son attitude, son côté «  perturbée », émotionnellement parlant… ses jambes… (rires). C’est très amusant d’écrire pour elle, de la mettre dans des situations auxquelles on n’aurait jamais pensé auparavant.

SLM : On est conscients que Miss Parker était l’homme fort de la série… (rires). Mais le côté « petite fille triste » qu’elle cache en elle la rend si attachante, même si la Miss Parker adulte est plutôt froide et expéditive. Lorsque j’écris pour elle, j’ai parfois mal pour elle au vu des situations dans laquelle on la met parfois… on y est très attaché !

 

Est-ce que son interprète à l’écran, Andrea Parker, a contribué à définir et à faire évoluer le personnage de Miss Parker ?

CVS : Oh oui, grandement. Elle s’est tout de suite imprégnée du rôle. On a toujours laissé une porte ouverte aux acteurs de la série pour qu’ils puissent apporter leurs idées à leur personnage, la série fonctionnait parfaitement comme ça.

SLM : Pour Andréa, son regard pénétrant faisait passer une émotion incroyable à l’écran, qu’elle s’adresse à un adulte ou à un enfant, et elle savait parfaitement moduler son jeu lorsqu’elle incarnait Catherine Parker (la mère défunte de Miss Parker, que l’on découvre en flash-backs). C’était très encourageant pour nous de l’avoir sur le plateau et de la voir s’épanouir dans le rôle, ça nous a poussé à approfondir d’autant plus le personnage.

 

Dans la saison 3 de la série, Miss Parker est incroyablement tourmentée, voire même torturée à un certain point (épisodes saison 11 à 18 de la saison 3), ce qui offre à la série un twist assez mémorable. Aviez-vous prévu d’aller aussi loin dans le personnage, ou est-ce venu en cours d’écriture ?

CVS : Ca a été très rafraichissant pour nous de pouvoir apporter à Miss Parker un peu de répit émotionnel et relationnel. Cette saison explore réellement ce qu’elle est à l’intérieur, ce qui contribue à faire d’elle ce qu’elle est.

SLM : On savait que ce genre de « situations » ne pourrait pas durer pour elle, que ça finirait mal de par son implication professionnelle au Centre. Mais selon moi, ça se termine de façon plus réaliste, ce qui contribue à la rapprocher de Jarod et de ce qu’il a subi, à lui donner davantage d’empathie.

 

En France, la série est régulièrement rediffusée, ce qui fait que depuis 12 ans, quasiment tout le monde a pu au moins voir un épisode du « Caméléon » et connait Jarod. Qu’en est-il aux Etats-Unis ? Y a-t-il encore des rediffusions ?

SLM: Je ne pense pas, en fait je suis quasiment certain que non. C’est juste disponible en VOD, ou sur des chaines plus locales, il y en a tellement…  Une chose est certaine, c’est que l’on peut dire un grand merci à la France ! Car figurez-vous que nous devons une fière chandelle aux fans français : l’éditeur Free Dolphin, qui a sorti l’intégrale des saisons du « Caméléon » il y a déjà quelques années, l’a fait bien avant les éditeurs américains. Avant qu’ils nous contactent pour des interviews pour les bonus de la version française, on ne savait même pas que les DVD allaient sortir ! Ca a considérablement accéléré les choses pour la sortie US du coffret.

 

La série était assez unique en son genre, de par sa densité d’intrigues, ses personnages. Avez-vous l’impression d’avoir inspiré d’autres séries qui sont apparues par la suite ? Je pense notamment à « Kyle XY », « John Doe », ou encore « Nikita » qui reprennent des intrigues assez similaires…

CVS : En toute modestie, je pense que oui. Je prends ces « emprunts » à notre série comme un compliment.

SLM : L’un de nos scénaristes, Carlos Coto, a travaillé sur Nikita. On y retrouve un fond inspiré du « Caméléon », c’est vrai, mais c’est en tout bien, tout honneur. Carlos a même fait une référence au « Caméléon » lors d’un épisode de Nikita où l’on entend parler d’un certain « Jarod Mitchell »… (rires).

 

Les spectateurs européens ont moins l’habitude de suivre les aventures de leurs héros TV dans les romans. Qu’avez-vous envie de dire aux spectateurs et autres fans de la série pour les inciter à lire les romans ?

SLM : Tout simplement ceci : toutes les réponses aux questions soulevées dans la série trouveront leur réponse dans les romans ! Je pense qu’ils seront tous assez surpris de voir qu’en plus, nous n’avons pas dit notre dernier mot sur l’univers du « Caméléon » et que le passé des personnages réserve encore bien des surprises.

CLS : Les romans vont approfondir la série considérablement, ils ne seront pas déçus. Nous sommes constamment en contact avec les fans, nous savons ce qu’ils attendent, et croyez-moi, nous avons de quoi les gâter.

SLM : Notre site web ThePretenderLives.com contiendra également prochainement tout un tas de révélations, et permettra un dialogue ouvert entre les fans et nous. Ils pourront nous envoyer toutes leurs questions. Récemment, une fan de Paris, Nathalie,  nous a envoyés quelques questions  sur la série. Certaines de ses questions étaient tellement pertinentes que nous lui avons demandé si, pour la remercier de son dévouement vis-à-vis du « Caméléon », nous pouvions donner son nom à l’un des nouveaux personnages… ce qu’elle a accepté ! Du coup, dans le prochain roman, vous ferez connaissance avec Nathalie, responsable du centre d’entrainement au tir au sous-sol 27 du Centre ! Nous comptons faire de même pour d’autres personnages par la suite, comme une façon de remercier nos fans.

 

Est-ce que votre manière d’écrire ensemble a changé, maintenant que vous vous attaquez aux romans et non plus à des scénarios ?

CVS : Rien n’a changé, hormis le fait que nous nous asseyons désormais l’un en face de l’autre pour écrire (rires) ! On a la chance d’être toujours aussi complémentaires dans notre façon d’écrire, d’élaborer nos idées.

SLM : Notre manière de fonctionner en duo est tellement fluide que dès qu’on a commencé à regrouper nos idées pour les romans, on s’est vite aperçus que l’on aurait de quoi remplir une dizaine de romans. Le passé de Miss Parker, celui de Sydney, la véritable histoire de Catherine Parker… « Le Caméléon » est si riche en secrets que l’on a vite pris conscience que l’on répondrait à toutes les interrogations, mais de façon ordonnée. Par exemple, rien que le prénom de Miss Parker fera l’objet d’une histoire en BD.

 

Des nouveaux personnages vont-ils faire leur apparition ? Des personnages auxquels vous aviez pensé, que vous aviez écrits, mais que vous n’aviez pas pu intégrer dans la série ?

SLM : Oui, bien sûr. Sans trop en dévoiler, dans le premier roman, vous ferez la connaissance de 3 nouveaux employés du Centre. Jarod quant à lui continuera de rencontrer pas mal de gens durant son périple, qui promet d’être un peu plus international. A l’époque du tournage de la série, il me semble que dès que nous avions une idée, nous avons pu l’utiliser. Cependant, nous avions pensé un moment développer l’aspect international de l’histoire, avec des personnages de tous horizons, des filiales du Centre. La série ne nous le permettait pas financièrement, mais les romans, eux, vont faire tomber les frontières. L’histoire va désormais s’internationaliser, passer par le Brésil, la France, et glaner au passage davantage de personnages. Le Centre, localisé à Blue Cove, Delaware, n’est que le quartier général… il existe d’autres filiales de par dans le monde.

CSV : L’histoire du Centre, depuis sa création jusqu’au moment de la série et du projet « Caméléon », sera d’ailleurs l’objet d’une histoire. Pourquoi Blue Cove ? Qui a créé le Centre ? Vous le saurez bientôt…

 

Vous semblez avoir suffisamment d’idées pour développer 10 romans…

CSV : Au moins, oui ! (Rires)

SLM : La série s’est arrêtée trop tôt à notre goût, on était sur une belle lancée, avec des tas et des tas de nouvelles directions possibles pour l’histoire. On s’est sentis à la fois frustrés par ce frein tiré soudainement par la chaine, surtout que la série comptait de nombreux fans. Ça nous a touchés personnellement, mais maintenant que nous pouvons rectifier le tir et enfin reprendre là où tout avait été laissé, c’est un grand soulagement. On pensait que d’annoncer le retour du « Caméléon » nous laisserait le temps de voir tranquillement la suite des évènements à donner progressivement, mais l’engouement qui a suivi notre annonce a été tel que nous avons accéléré les choses avec les BD à paraitre …

 

Votre plus gros projet est de faire revenir rapidement à l’écran « Le Caméléon », que ce soit sous forme de web-série ou de téléfilm. Avez-vous recontacté le casting d’origine – Michael T Weiss, Andrea Parker, Patrick Bauchau… - pour en discuter ?

CVS : Oui, nous sommes tous restés en contact, et ils sont parfaitement au courant de l’avancée de nos projets. Ils nous soutiennent à 100% dans le lancement des romans à venir, ils ont toujours été très reconnaissants envers nous pour ce que « Le Caméléon » a apporté à leur carrière.

SLM : Je me souviendrais toujours que sur le set, Andrea (Parker) revenait toujours vers moi pour me poser les mêmes questions : « C’est quoi le prénom de Miss Parker ?» et « Qui est mon vrai père ? ». On les laissait toujours dans l’ignorance, pour éviter que leur jeu soit parasité par les révélations, les secrets leur étaient dévoilés au tout dernier moment. Ça les rendait un peu dingues parfois (rires) ! Pour en revenir à votre question, tout ce que je peux vous dire c’est qu’ils sont au courant qu’ils pourront – peut-être tous - revenir, mais qu’encore une fois, le secret est de mise pour ne pas gâcher la surprise… ! Disons que ce sera « une belle réunion »…

 

Un dernier mot ou un scoop que vous pourriez nous révéler à propos du prochain roman ou le retour de la série ?

SLM : « La réponse est dans le titre du premier roman : Rebirth (Renaissance) » ! Nous sommes conscients que la série n’a pas eu la fin escomptée, et le roman va corriger ça. Mais il va bien au-delà d’un simple lot de questions-réponses par rapport à la série, il embraye sur une nouvelle histoire qui ne trahira pas du tout ce qui a été raconté dans la série, tout en amenant de nouvelles intrigues auxquelles les lecteurs – même ceux qui ne connaissent pas la série - pourront apprécier.

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Ecrit par cobrate 

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INTERVIEW WITH STEVEN LONG MITCHELL AND CRAIG W. VAN SICKLE,
CREATORS OF THE PRETENDER
(link)

- Interview by Julien Leconte on July 24th, 2013 / @Zhadum59

You took advantage of the San Diego Comic Con in July to announce the return of The Pretender 12 years after the end of the series, first with novels and comic books, and then with a webserie or movies. What was it like to reconnect with fans of the series, and to go back to writing after so many years?
CVS: For us, it hasn't been that long; in fact we never really give up on it! We really don't feel like it has been that long.
SML: It's one of those situations where I've never had so much fun writing something again because we know these characters so well, it's like when you go and see old friends. It's really fun and great and because we're able now to dig so much further into the back story of the characters, it's really allowing both Craig and I to get back in time, to bring a lot of really new information to all the fans.

You announced that a first novel called The Pretender: Rebirth, to be published in September 2013 (first in English, the French translation should follow), will pick up the story nowadays, 12 years after the revelations of the last episode. Another of your projects is to release a series of comics that will be more focused on the origins and the past of the characters.
SLM: Yes. The current novel is present day, but what we have done is we've slid the time on now. In the television show, Jarod was kidnapped in 1963, now Jarod is kidnapped in the late 70s so that Jarod is the same age he was in the show, and so is Miss Parker so is Sydney, just in a more modern world. And for some of the graphic novels, we go back and fill in a lot of blanks in the back stories of the characters. We're thinking the first one will have a lot to do with Miss Parker when she was in her late teen, when she went to a centre boarding school and learn to be cooperative.
CVS: It's sort of a Centre indoctrination which they do during their teenage formative years, it's a whole program, we think there's something really interesting and we never got to explore that during the series. Also, in the book, we can get inside their heads.
SLM: And Miss Parker's head is a very exciting place to visit. We're really having a great time enjoying that and we think that the fans will love that as well. When you're doing a TV show you're kind of limited. If we wanted to see Miss Parker at this age in flashes, we would have to think about how to do it financially on television. In the books, it will be easy and as we go forward we can really dig much, much deeper. It's a lot of fun; I think the audience will just learn so many things. It will just be very exciting. When we started production, our situation was very similar to Georges Lucas' when he started shooting Star Wars. We had lots of ideas and many couldn't be used in the television format. Craig and I have always known where the story was going and the nice part about the rebirth starting in books and graphic novels is that there's no limitation on us. We don't have to worry about someone else saying 'ok, that's it'. We can keep this saga going as long as the fans are interesting and we'll be answering their questions in ways that we weren't able to do with the limitations of TV.

Can you remind us what the starting point of The Pretender was? What led you to create the series?
SLM: Well there were two things that were important to us. We had read a book and seen a movie about a guy named Ferdinand Waldo Demara, and Tony Curtis had done a movie called The Great Impostor where he played this real life pretender who literally became so many things. We were just so fascinated to see someone who was that much of a genius and that can be literally anyone they want to be, we thought that was really a great fantasy that most people have. We loved the aspect of the TV show The Fugitive and how someone was out and being chased and we were like how would it turn out if on a weekly basis we're not only interested in the person being chased but also in the pursuers. Unlike in The Fugitive, we made the people after the person being chased someone who knew them in a way that it wasn't just about chasing him and put him in jail. We loved the idea that the one person who doesn't understand his own identity, but understands who he is as a human being, is pursuing that while the people chasing him are living lies and secrets because they don't really know who they are and through his eyes their eyes are opened.

It's amazing that you have The Fugitive as a reference because the series has very few characters, and even fewer regular characters unlike The Pretender. In The Pretender, even though Jarod is somehow the 'fugitive', there are always a lot of characters around him, each with its aura of mystery, his own motives. Did you think all these other characters would become as important as your main character?
CVS: That's interesting because for me, that was the other characters filling up The Pretender that was the easy part. When we first sold the show, the network was like "I'm sure you're going to get rid of all that Centre stuff", and Steve and I like were like "no, I don't think so". The pilot was what it was. We had so much time to understand Jarod and explain the world to him. So Miss Parker was a little left out and so was Sydney, but beginning with episode 2, we immediately started flushing out her emotional line and Sydney's, and to us, that was just fascinating.
SLM: Every single character was having a scene with Miss Parker or with Sydney and those scenes were essentially about Jarod. So not only did we learn about Jarod, but we learnt it through their eyes and how Jarod had affected their lives. So suddenly everyone was connected to each other in a very emotional way so the chase was not just about a chase, it was about if I find him I find more things about me. What we really liked was playing it in two different time periods where we could see Jarod and Sydney when they were younger, and we could see Miss Parker and Jarod when they were younger, and then say 20 years later. Now he's out running around and Miss Parker is a totally different character and we loved that aspect. And then you're wondering how does someone get to who they are? And we will fill those blanks as we go forward in the books like we did in the show with the flashbacks, we're going to fill a lot more of these blanks and understand the characters even more and more. So it's very rewarding staying on both, in the written form and as it was before in the film form.

The series regularly addressed a lot of issues quite avant-garde for its time, not really addressed in other series, such as brainwashing (on children), torture and psychological trauma, cloning... How did you manage to impose such ideas in a series that, from the beginning, was already very dense?
SLM: That goes back to Craig and I drinking too much and saying 'what if' (laughing)?
CVS: The cloning was the one that we really thought long and hard about. It seems pretty organic what we did with the episodes with Angelo (Bloodlines, s02e21 & s02e22), the idea of medication that can stimulate different parts of the brain, one of our finest moments that episode. So all of those things we tried to draw from real life, we did it as much as possible and if we had to push it just a little bit we always tried to.
SLM: The point was the show was all about identity. So the cloning in a thematic terms was, I can look just like somebody, but it's who you are and what you've done with your experience with life that defines you, and that's what Jarod was. So whether it was the twins, or Bobby Bowman, it was all a search for identity. We think pretty much everybody in the world feels the same way. Who am I and how do I fit in all this crazy planet? Simply through Miss Parker, Jarod's and Sydney's eyes, we kind of find our way.

The series ended with the last TV movie, which was shot in early 2001. With the attacks of September 11th, the vision of the world changed. In the series, it is clear that Jarod works on simulated attacks, and even assassinations. Will that kind of details, that might have seemed insignificant at the time, take another dimension in the news stories you're developing?
SLM: Something tells me you've already read the new novels (laughing)!
CVS: There are simulations that we do in the book that the readers have never seen before, and again, as we were already trying to do with the series, they have a tie with what Jarod is going through emotionally at that moment. Those are always really fun for us to do because we want to take the reality of real life and apply it to the simulations and see how Jarod interpret it. There's going to be plenty of that in the new book.
SLM: The world changed quite a bit since 9/11. We don't want to avoid that we want to make it part of the Centre story. It all comes down to a man who wants to find out who he is in a world that is even crazier than it is. We really just wanted to allow The Pretender to come and grow up in a world that the older audience understands and the younger audience could embrace because of all these changes.

Current technologies, like the Internet, GPS, cameras everywhere, and the most high-tech ones such as the Prism NSA program (Global Monitoring Internet), are all technologies that could really slow Jarod's run now. How can we imagine that someone like him still go unnoticed?
SLM: Luckily Jarod was the person who designed the present program for NSA, so he may have put little worm in there to make sure that they can't find him or anyone else.

You seem to have answers for every question.
CVS: So does the centre.
SLM: We have thought about all the technologies and we want a lot of things to grow up. Craig had this great idea of how we could make the red notebooks grow up and contemporized. I won't tell you what the answers are but we've contemporized a lot of things that Jarod would have done, had the timeframe been the same. The great thing about what we've done is that the people who will read the book, who were fans in the past, will love it because they really get to delve into their characters and because of the technology that we contemporized. All the new fans that will come in and read it will love it equally as well. That was one thing that was a problem in the past. Everyone is entitled to watch the show and enjoy it on their own level. We're trying the same things with the books. We intend to continue that with the graphic novels and eventually with the live action.

Besides Jarod, who's your favorite character on the show?
SLM: Miss Parker
CVS: Yeah, me too.

Why?
CVS: Well those legs for one thing. Her attitude is so fun to create for her, and her damaged emotions with this bravado, it's just so fun to write her and to take her places that we frankly never expected when we started off.
SLM: We often said that Miss Parker was the toughest man on the show. What we like is that is her mouth, which is so much fun to write for but also the fact that there's a sad broken little girl inside of her. It gives so much depth that it just makes you want to know when she went from that happy little girl, into the sad little girl, into the woman she grew up as. Sometimes when I was writing for her, my mind would go I'm so sorry for her, I can't believe what happened to her... She's a wonderful character to explore.

Did her performer on the screen, Andrea Parker, helped define and make the character of Miss Parker evolve?
CVS: She took everything we did and made it even better. She's really so talented, she just nailed it. She always had ideas and the way the series worked was our door is always open, so we encouraged input from the actors. If any of the actors or anybody on the crew had ideas, we were always there to listen to it. So everybody had ideas and that's what made it such a great environment. We would just throw our stuff out and find the best one.
SLM: Andrea, in particular, had so much depth in her eyes when she was playing. When she was playing Catherine Parker and would look at little Miss Parker, she gave so much with her eyes that it really encouraged us to delve further and further, and to bring more of those kind of moments for her to play, because she gave a lot more than just the words. She just brought so much emotion, it made us thrilled. And she's so much fun and fun to be around, it was just encouraging everyday to see her.

In season 3, Miss Parker is incredibly troubled, even tortured emotionally at some point (season 3 episodes 11 to18) which gives the series a memorable twist. Had you planned to go that far with the character, or did it come as you were writing?
CVS: It was something that came out of taking Miss Parker on a mini journey with that arc in the series. It was really refreshing for us to store this emotionally fulfilled happy Miss Parker when she really is fighting something inside she never knew she had in a relationship with Thomas. It was different to see her soft in some ways, even though the core was still there, to see what love could do to her. We just kind of thought at the time that, given her life at the Centre, and given her place in life there, that this really had to end badly, hence Thomas' death.
SLM: And also beyond ending badly, it's also ending realistically in certain ways and also on her character, to feel a different kind of pain but also a kind of pain that in some ways Jarod felt his whole life because his joy was taken away. We love the balance. Her emotions toward Jarod were strengthened by his empathy towards that situation for her, because he understood having the joy of life taken away probably better than anyone, which again gave an all other level to how all these characters are tied together.

In France, the series is regularly broadcast, so that during the last 12 years, almost everyone was able to watch at least one episode of The Pretender and everyone knows Jarod. What about the U.S.? Do they still broadcast reruns?
CVS: I don't think it is.
SLM: That is amazing. You know, we wouldn't be here talking to you today if it wasn't for our French fans. The story is a company called Free Dolphin released the DVD in France long before they were released in US. They called us and interviewed us and one day they called and asked who has the publishing rights. We said we didn't know that we'll look into it. Long story short, we found out that we did which allows us to continue on today. So because of the French fans, we're able to do this in the future. And on our Facebook page, we started posting in both English, French, we've done Portuguese as well, and we have people demanding it in Italian, Russian and German. We will continue that because the fanbase truly is global and we're really proud of the fact that it's embraced so much around the world, and nowhere as much as it is in France. So we'll do everything we can to make our French fans happy.

The series was quite unique, with its dense plots, its characters. Do you feel like you may have inspired other series that appeared afterwards? I'm thinking about "Kyle XY," "John Doe" or "Nikita" that may have similar intrigues...
CVS: I like to think so. There are several really good shows that had similarities with The Pretender, and that is for me the biggest compliment. I don't think there was a series before The Pretender that was like The Pretender. It was very original and I think the viewers saw that and embraced. It was very dense and that was intentional. We liked to reward the viewers for being smart, for being interested in details, and we'll keep doing that in the novels.
SLM: We really like writing for thinkers and people who like to solve puzzles, to explore humanity and the heart of humanity. To be considered something that other people have been inspired by is nice. We were inspired by other things in the past. It is a really nice compliment to see that many more shows are doing that because really before The Pretender it was pretty much a guy with a gun chasing down a bad guy. In many ways Nikita is very thematic and there's a guy on that show Carlos Coto who was one of the best writers on The Pretender as well. He actually had a guy on the show called Jarod Mitchell once as kind of a salute to The Pretender. Going back for a second to the graphic novels, where Miss Parker is going be in that time period will be quite similar in some ways, to what that place is on Nikita... mixed with James Bond, if you will.

The European audience is less accustomed to follow the adventures of their TV heroes in novels. What do you want to tell the viewers and other fans of the series to encourage them in reading the novels?
SLM: All the secrets you wanted to know, all those questions you had are in the books. It will take some time and we will have some fun with it but we're really honored to continue the story for them in this form, and if they give us a shot, I think that they'll be pleasantly surprised with how rich and wonderful we were able to delve further into the characters they love so much, and we'll continue the story for them as long as they want.
CVS: The novels are going to give you a deeper glimpse at the characters that you've loved before and brought into the present. There are a lot of fascinating stories that the readers are going to get that maybe they couldn't have got from the TV series.
SLM: Through our Facebook page and our website thepretenderlives.com, that should be up in a few weeks, we wanted to have an open dialogue with the fans about everything. And if a fan wrote a certain thing we would address it in an upcoming book. We can do that in a more interactive way and we want to do that with the fans to make sure that they're not left hanging by as they were with the TV show a while back. We're also doing something that is kind of fun. We've had a few fans send us questions and a couple of them send them in a way that happened to be what we were writing at the time. In particular there was a young lady from Paris who sent us a letter. She was asking a question about what Miss Parker's first name was, we emailed her back and said, we were writing a scene, a dialogue about that, and we asked "Can we use the line you wrote and put it in the scene?", and she was thrilled. Her name is Nathalie (^^). Then we emailed back and said "Hey, can we use your name?”. And we actually invented a character who's on SL-14, whose name is Nathalie, who runs the gun range, and she has a character within the novels. And we're going to do this with fans along the way. We're really embracing the whole experience. There's nothing we can't do for all the fans. It makes it much more fun for all of us.

Is the creative process still the same between you two now you're writing novels?
CVS: It really is except that we're now sitting across the desks from each other but the process is the same. As Steve said, these characters and the world of The Pretender is so ingrained in us we often finish each other sentences. As usual, he has a great idea and maybe I’ll make it better. In this case we don't have a staff of writers that are in the room which is also another process, and rewarding, but I would say it has been very similar.
SLM: One thing that is wonderful is as we were sitting breaking the first story I'd listen to a list of what could luckily be dozens of future stories... let's try this story line about what Miss Parker's name is, and let's make it a very fun journey for the audience and a journey that actually has an ending, and let's do the same thing with Syd's back story, and the story about what was the truth about Catherine Parker and her relationship to Jarod. We have so many different onions to peel. Now we have the opportunity to do an entire book about one secret, and answer it, and get right back to the story. It's so liberating, I guess it's even a better experience for Craig and I to take all the story points to a whole new level.

Were there characters that you thought about but couldn't use in the TV show?
SLM: it seems anytime we had an idea we used them. There will be more characters now. In the books we're going to internationalize the story. We will internationalize some of the characters as well probably two in the core story.

So there's not just one Bluecove.
SLM: No there is only one Bluecove and it's the headquarters, but there are other places.
CVS: The other aspect is that there are different eras in The Centre. We were able to go back into Jarod's childhood in the series and we played out with the present day. We have a lot of thoughts about how we want to develop the history of The Centre how it was back in the day; we just think it's so rich with what we can do back to what was the series to the books that we're doing. We want to give this whole rich real feeling history and tell more incredible stories about The Centre and how The Pretender project started. That's coming, I can't say when, but it's coming.
SLM: that's part of the thing we were talking about with the graphic novels, taking place in a time period that we have and that we will really play with. We're going to flush everything out, even in the books, like why Bluecove was picked, who built the centre. It all means something in the long story of the pretender.

Without spoiling can you tell me how many characters you have in mind for the novels, the graphic novels, the TV show?
CVS: With the first book, we have I'd say two, three new characters in The Centre.
SLM: And obviously Jarod will come across different characters in the storyline but there are two or three in The Centre, one of them was on the Facebook page. What we're going to do until we release the book is we're going to slowly start sending out to the world a little glimpse of who these characters are and how they're playing so we can give everyone a little taste of what's coming.

You seem to have enough ideas to develop 10 novels.
SLM: at least!
CVS: we have so much material left from the series that you know was cancelled too early. We had a lot of stuff we wanted to explore.
SLM: And that was part of the mission statement we put out to the world. Fans were very wrapped up in our stories. They were loyal and we were not able to finish the story for them and we felt personally really terrible about that because we had so much more story to tell. Now it is so refreshing to see so many people who were like 'I can't wait for this'. We thought we were going to start and make that announcement and we thought it was going to happen really slowly, and it really exploded us. We’re really humbled and a bit terrified by that because we thought we'd have more time to really wrap up slowly. But we're so excited that the people are excited and the fans are excited. For whatever reason the network left them down but we won't leave them down. We're going to continue the story as long as they want it.

Your biggest project is to have The Pretender back on the small screen, either in the form of web-series or TV movies. Have you contacted the original cast, Michael T Weiss, Andrea Parker, Patrick Bauchau ... to discuss it?
CVS: Yeah, we have told them about what our plans were and they're so great, they've been very cooperative and they're basically like, you've got a plan and we'll just see what it enfolds and what happens. They said The Pretender was the greatest experience of their career and they're right in it with us.
SLM: The funny part is we wouldn't even tell them exactly how it's been worked out. Andrea would come to us all the time saying "What's Miss Parker's first name?", we'd say, Miss Parker knows her first name so why do you need to know, and she would come to us and say "Who's my real father?" and we'd go like, well you know who your real father is, and we don't want you to play any differently if you got a scene with that person so we won't tell you. We would drive them crazy as much as the fans and we would always talk about how all the answers were in a mayonnaise jar buried in my backyard. A lot of the fans caught on to that and are asking now if we're digging up the mayonnaise jar. All we can tell them, as we told the actors is, we have a much bigger mayonnaise jar now. The way we intend for everyone to come back together as a family probably make them crazier but we'll blow their mind as much as we blow the fans'. We look forward to that day it'll be a great reunion.

Can you give us a final scoop about the next novel or the return of the series?
SLM: The answer is in the title of the first book, Rebirth. We want to give this a whole new life for fans. And once everyone decides we've been on that ride and that's enough, we will give them a definitive ending but right now, we're going to start a whole new ride with lots of new information.

lemagazinedesseries.com

translation :Frenchick

Ecrit par cobrate 
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